Pasteure Florence Hostettler
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Appelés à une même espérance
: me voici aujourd’hui à écrire l’édito de
solstices sur le thème de l’œcuménisme !
Très vite, j’ai été touchée par l’accueil de mes collègues catholiques, par la simplicité du partage et par le désir sincère de vivre ensemble notre foi. Des projets communs ont pu naître ou se poursuivre, portés par la confiance et la collaboration sur le
terrain de nos paroisses, en unissant nos forces. J’ai compris que, catholiques ou réformés, nous portons souvent les mêmes questions, les mêmes inquiétudes, la même espérance ; animés par la même envie de vivre et partager notre foi en Dieu, au-delà de nos différences.
L’œcuménisme aujourd’hui ne se limite plus aux dialogues théologiques – indispensables, mais parfois éloignés de la vie quotidienne. Il se vit dans des engagements concrets : accompagner toutes les étapes de la vie, chercher du sens, prier ensemble, témoigner d’une espérance commune. Dans un monde en quête de repères, il nous tient à cœur de revenir à l’essentiel : Dieu, sa Parole, la prière.
La lettre aux Éphésiens nous invite à cela : « Efforcez-vous de maintenir l’unité que donne l’Esprit saint par la paix qui vous lie les uns aux autres. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu vous a
appelés. » (Éphésiens 4, 3-4)
Témoigner de l’Évangile ne peut se faire qu’en marchant ensemble sur un chemin de paix. Nos différences deviennent alors des dons à mettre au service de celles et ceux que Dieu nous confie, là
où Il nous a appelés.
Le pasteur et théologien Dietrich Bonhoeffer écrivait: « Entre moi et mon prochain, il y a le Christ. » C’est peut-être cela l’essentiel : reconnaître que le Christ se tient au milieu de nous. Et c’est aussi notre plus grande source de joie.
Florence Hostettler
Pasteure de la paroisse réformée
de Porrentruy