À partir du Moyen Âge, des clochers sont ajoutés aux églises. Les cloches sonnent pour inviter à la prière ou pour alerter la population en cas de danger. De loin, le clocher est le signe de la présence de la maison du Seigneur. A la collégiale, comme pour beaucoup d’église, notre clocher est surmonté d’une croix. Les cloches peuvent sonner de différentes façons selon les occasions : joyeusement pour un baptême, un mariage ou une messe, solennellement pour un enterrement…
Le clocher de la collégiale a été construit dès 1442 sur les fondations de la tour romane qui s’était écroulée un an plutôt.
Le matin, à midi et le soir, les cloches sonnent la prière de l’Angélus.
Cette prière honore la Vierge Marie et invite à méditer le mystère de la venue de Jésus sur la terre.
Prière de l'Angélus
Prière de l’Angélus :
L’ange du Seigneur porta l’annonce à Marie,
et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie…
Voici la servante du Seigneur.
Qu’il me soit fait selon ta Parole.
Je vous salue Marie…
Et le Verbe s’est fait chair
et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie…
Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,
afin que nous soyons dignes des promesses du Christ.
Que nous dit la Bible ?
« Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Psaume 121,1
L’église est la maison de Dieu, elle est le lieu de rassemblement des chrétiens pour prier ensemble, pour se rassembler autour du Christ.
Les portes des églises sont une invitation faite à tous, à entrer et à rencontrer Dieu. C’est pour cela qu’elles sont si grandes.
Une église est généralement orientée vers l’est, du côté où le soleil se lève, pour rappeler la résurrection de Jésus-Christ.
Quand nous passons la porte pour entrer, nous nous tournons vers le Christ.
Quand nous passons la porte pour sortir, nous portons la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ au monde.
Que nous dit la Bible ?
« Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. » Jean 10,9
Deux portes principales pour la collégiale
La porte d’entrée de la collégiale se trouve sous le clocher que nous avons décrit.
La deuxième, c’est le portail sud : un porche tourné vers la place centrale de la ville de St-Ursanne. Un porche coloré et magnifique, réalisé à la fin du XIIe siècle. C’est le Christ en majesté qui invite et qui accueille. Il est entouré notamment des apôtres Pierre, porteur de la clé, et Paul, serrant contre sa poitrine le texte de ses lettres. Le tympan, les statues, les chapiteaux et les peintures de ce portail sont un joyau de l’art roman, un joyau de catéchèse centré sur le Christ-Jésus.
Une parole pour prier
Quand tu entres dans une église, tu peux dire tout simplement à Dieu :
« Parle, ton serviteur écoute. » 1 Samuel 3, 10
À l’entrée des églises, il y a un ou plusieurs bénitiers. En pierre dans la collégiale, ils contiennent de l’eau bénite. En souvenir de leur baptême, les chrétiennes et les chrétiens y trempent la main et font le signe de croix. Les baptêmes sont célébrés dans un lieu appelé baptistère. Tu peux y voir une grande vasque ou une cuve de pierre : les fonts baptismaux. Au cours du baptême, le prêtre bénit l’eau et la verse sur la tête du futur baptisé en disant : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
L’eau du baptême nous fait naître à la vie d’enfants de Dieu.
Les fonds baptismaux de la collégiale, datés du XVIIe siècle, ont été déplacés dans la chapelle St-Jean baptiste.
Que nous dit la Bible ?
« Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Matthieu 28, 19
C’est le lieu où se trouve l’autel sur lequel nous célébrons le dernier repas de Jésus durant la messe, il rappelle le « Saint des saints », c’est-à-dire la partie centrale du temple de Jérusalem qui abritait l’Arche d’Alliance, signe de la présence de Dieu.
Dans une église, le chœur est un lieu particulièrement sacré. Il réunit trois éléments essentiels : l’autel, l’ambon, et le siège sur lequel s’assoit le prêtre qui préside la messe.
Dans la collégiale, le chœur est délimité par les stalles (baroques) où les chanoines avaient l’habitude de se réunir pour prier l’office des heures. Ceci jusqu’à leur fuite devant les révolutionnaires français en 1793, année depuis laquelle, nous n’avons plus de collège de chanoines (d’où le nom de collégiale) à St-Ursanne. Cet espace s’ouvre alors sur le sanctuaire (du latin : saint) et, en son centre, le maître-autel (autel avant la réforme liturgique du Concile Vatican II).
Que nous dit la bible ?
« Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire !» Psaume 62,3
Une parole pour prier
« De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. » Psaume 137, 1-2
L’autel est l’élément essentiel du chœur. Ce n’est pas une table, on ne pose pas n’importe quoi dessus.
Dans l’Ancien Testament, un autel était une grande pierre sur laquelle on faisait des offrandes à Dieu. Aujourd’hui, pendant la messe, nous nous souvenons de Jésus qui a offert sa vie en mourant sur la croix et en ressuscitant.
Sur l’autel sont consacrés le pain et le vin qui deviennent le corps et le sang de Jésus.
C’est très important pour notre foi, c’est pourquoi l’autel est placé au centre de l’église, un peu surélevé, afin d’être visible pour tous.
Que nous dit la Bible ?
Avant de mourir, Jésus a dit : « Je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. » Jean 10, 17-18
Une parole pour prier
Que cet autel soit un lieu de paix et de profonde communion avec toi, pour que tes enfants, nourris du corps et du sang de ton Fils, et abreuvés de son Esprit, grandissent dans ton amour.
Qu’il soit source d’unité pour l’Eglise : que tes fidèles rassemblés autour de lui y puisent un esprit de vraie charité.
Prière de consécration d’un nouvel autel lors de son installation dans l’église
La Bible, Parole de Dieu, est proclamée à l’ambon. Quand nous l’écoutons, c’est Dieu lui-même qui nous parle.
L’ambon est à l’entrée du chœur pour que tout le monde entende bien ce qui est lu et dit.
Il est normalement fixé au sol, solide et stable, signe que la Parole de Dieu est comme un roc, un rocher qui ne peut pas bouger. L’ambon est souvent décoré par les fleurs ou d’autres ornements liturgiques.
Dans la collégiale, c’est de l’ambon également que l’Evêque, le prêtre, le diacre ou l’assistant.e pastoral.e prêchera en vue d’illustrer au présent la Parole du Seigneur.
Que nous dit la Bible ?
« Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » Deutéronome 30, 14
Dans l’Ancien Testament, on appelait tabernacle la tente qui abritait ce que les Hébreux avaient de plus précieux : l’Arche d’Alliance, lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes.
Aujourd’hui, dans l’église, le tabernacle est le lieu où sont conservées les hosties consacrées lors de la messe. Nous croyons que Jésus, qui a donné sa vie pour nous sauver, est réellement présent dans chacune de ces hosties.
Pour indiquer cette présence de Jésus, une lumière rouge brille en permanence à côté du tabernacle.
Vous trouverez cette lumière rouge dans la chapelle latérale dédiée à Ste Anne, construite au XVe siècle et dont les peintures ont été réalisées vers 1700. Juste au-dessus du tabernacle, vous pourrez admirer un tableau représentant la sainte famille.
Là, dans ce lieu d’adoration, souvenez-vous de ce grand mystère : Jésus est réellement présent dans le tabernacle.
Dans le silence et le respect de l’endroit, nous pouvons prier
« Mon Dieu, je sais que tu es là et que tu m’aimes. Me voici, je t’aime et je t’adore. »
« Tu es là présent, livré pour nous,
Toi le tout-petit, le serviteur.
Toi le tout-puissant, humblement tu t’abaisses.
Tu fais ta demeure en nous Seigneur. »
Communauté de l’Emmanuel
Que nous dit la Bible ?
« Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Luc 22, 19
« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28,20
En voyant la croix, nous nous souvenons que Jésus a donné sa vie pour nous.
Contempler la croix est une invitation à la confiance !
Nous nous rappelons que trois jours après sa mort, Dieu a ressuscité Jésus ! C’est le grand mystère de Pâques.
En regardant la croix nous savons que Dieu nous aime. Cela nous donne de la force pour répondre à l’amour de Dieu et suivre Jésus ; pour aimer Dieu à notre tour et aimer les personnes qui nous entourent, même lorsque c’est difficile.
Une croix toute particulière…
Une croix pattée (une croix pattée est un type de croix chrétienne dont les branches sont étroites au niveau du centre et larges à la périphérie, le nom venant du fait que ces branches font penser à des pattes d’animaux) se trouve au-dessus de la porte d’entrée du musée lapidaire. Il s’agit du plus antique témoin de la chrétienté en terre jurassienne, vraisemblablement une tête de sarcophage du VIIe siècle montée en linteau de porte.
Que nous dit la Bible ?
« II n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Jean 15, 13
Une parole pour prier
Ô Jésus, guide-nous de la Croix à la Résurrection, et apprends-nous que ce n’est pas le mal qui aura le dernier mot, mais l’amour…
Pape François
En fait, dans chaque église, il est possible de voir des statues de saintes et de saints : la Vierge Marie, saint Joseph, sainte Thérèse…
Les saints se sont laissés transformer par l’amour de Dieu. L’Église nous les propose comme des amis pour nous guider dans notre vie.
Dans l’Ancien Testament, seul Dieu est d’abord déclaré saint. Peu à peu, le peuple d’Israël est appelé à la sainteté et les juifs qui suivent la Loi sont appelés saints.
Dans le Nouveau Testament, Jésus nous introduit tous à la sainteté.
Les fresques, les sculptures (ici un ange sur le baldaquin du maître-autel – 1768) et les peintures de la collégiale, racontent les événements bibliques, la vie de saints ou une catéchèse. Qu’il s’agisse de monstres imaginaires (par ex. portail sud), de personnages (par ex. l’archange St-Michel et sa balance), d’animaux (par ex. chapiteau du collatéral nord) ou d’une nature luxuriante (par ex. chair baroque), toutes ses représentations nous invitent à la conversion et à accueillir la sainteté que seul Dieu peut donner.
Que nous dit la Bible ?
« Vous serez donc saints car moi, je suis saint. » Lévitique 11,45
Regarde les fleurs dans la nature. Leurs pétales scintillent au soleil. Nous aimons les regarder. La beauté des fleurs nous dit la beauté de la Création tout entière.
Les fleurs nous invitent à prier, à louer Dieu.
Pour bien composer un bouquet dans une église, il faut laisser les fleurs dans leur mouvement naturel. Elles nous aident à accueillir avec respect ce que Dieu nous donne et à nous en émerveiller. Lorsque nous mettons un beau bouquet au pied de l’autel, ou devant l’ambon, nous rendons grâce à Dieu pour ses bienfaits. Nous lui disons : « Merci Seigneur !»
Que nous dit la Bible ?
« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rosée, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie !» lsaïe35, 1-2
C’est ce que l’on appelle une crypte ! L’étymologie de crypte, vient du grec ancien dont le verbe κρύπτω / krúptô signifie « cacher, faire mystère de ». Rareté dans notre région, elle fut conçue au XIIe siècle pour recevoir le sarcophage de saint Ursanne, placé là avant d’être installé dans le maître autel en 1323. Convertie alors en chapelle, la crypte de la collégiale a été plusieurs fois transformée ; elle n’en a pas moins gardé son style roman caractéristique qui confère à ses visiteuses et ces visiteurs, cette impression intérieure de recueillement et de paix.
La crypte représente le cœur « caché » de la collégiale. Ses voûtes reposent sur 4 piliers centraux dont les fûts ont été repris de l’abbaye du XIe siècle. A l’origine, le sarcophage de saint Ursanne se trouvait précisément entre ces 4 piliers.
Le chiffre 4
Sans être adepte de l’ésotérisme numérologique, la tradition chrétienne attache aux chiffres un certain symbolisme qui n’a d’intérêt que s’il sert le mystère de la foi. Le trois est divin et trinitaire, le sept est signe de plénitude, le douze évoque les Tribus d’Israël puis les Apôtres, le quarante est autant le désert de l’Exode que les jours de pénitence du Christ.
Le chiffre 4 symbolise le cosmos, le monde, en lien avec les quatre points cardinaux. Aussi, quand Ezéchiel demande à l’Esprit de venir des quatre vents pour souffler sur les ossements desséchés, cela ne signifie pas qu’il n’existe que quatre vents, mais qu’il est fait appel à tous les vents du monde entier. De même, lorsque l’auteur de l’Apocalypse parle du trône de Dieu, entouré de quatre vivants, il veut dire que la Terre tout entière est son trône. (aleteia.org)
Que nous dit la Bible ?
« Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Un fleuve sortait d’Éden pour irriguer le jardin ; puis il se divisait en quatre bras…
Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde ». (traduction aelf.org)