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Une assemblée de la CEC tournée vers l’avenir et portée par une situation financière saine
« Aujourd’hui, nous avons le privilège d’écrire ensemble une page nouvelle de l’histoire de notre Église », a notamment souligné Madame Laure Miserez, présidente du Conseil de la CEC, insistant sur la volonté de faire de cette intégration « non pas l’aboutissement d’un parcours, mais le point de départ d’une collaboration » au service de l’ensemble des communautés. Dans ce contexte empreint de symboles, les principaux objets de l’assemblée ont ensuite été abordé, parmi lesquels les comptes de l’exercice 2025, la répartition du bénéfice ainsi qu’une communication sur la modification de la loi concernant les rapports entre les Églises et l’État.
Un bénéfice au service de l'avenir et du bénévolat
Les comptes de l’exercice 2025, qui témoignent d’une situation financière saine, ont été approuvés par les délégués. L’exercice se solde par un bénéfice, dont la répartition a également fait l’objet d’une proposition de la Commission des finances (COFI) et du Conseil de la CEC. Celle-ci prévoit de renforcer les réserves en vue des défis futurs, tout en consacrant CHF 100’000 à vingt-cinq associations jurassiennes engagées dans le bénévolat. Cette démarche, déjà mise en œuvre en 2024, avait suscité des retours très positifs et une vive reconnaissance de la part des bénéficiaires. Ce soutien vise à permettre à ces associations de poursuivre leurs activités au service de la population.
Communication sur la modification de la Loi concernant les rapports entre les Églises et l’État
Les délégués ont également pris connaissance de l’avancement de la révision de la loi concernant les rapports entre les Églises et l’État. Si le système actuel de financement restera en vigueur jusqu’à fin 2027, un nouveau modèle devrait entrer en application dès le 1er janvier 2028. Il reposera notamment sur des contrats de prestations entre le canton et les Églises reconnues, ainsi que sur le financement de prestations d’utilité publique ouvertes à l’ensemble de la population. Un important travail d’inventaire a permis de recenser ces prestations, qui contribuent notamment à la cohésion sociale, à la prévention de l’isolement, au soutien des personnes vulnérables et à la vie culturelle du canton. Au total, plus de 83’000 heures de prestations ont été recensées en 2025, dont 35 % sont assurées par des bénévoles, illustrant l’engagement des Églises réformée et catholique au service de la population. L’administrateur de la CEC, Monsieur Pierre Frund, a également souligné que cette évolution ne vise pas à diminuer le soutien financier de l’État, mais à mieux le justifier. À l’avenir, les subventions porteront sur les prestations d’utilité publique plutôt que sur les activités cultuelles, comme c’est déjà le cas dans d’autres cantons.
C.S | Pôle communication