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EFEJ : un tremplin pour reprendre confiance
Ici, on retrouve un rythme, des horaires et un cadre structurant qui redonne des repères au quotidien. Pour Pascal Docourt, directeur d’EFEJ, « le but est de continuellement s’améliorer et surtout d’être apte à rentrer sur le marché du travail ». Avec des formations entièrement individualisées, chacun et chacune progresse selon son niveau, ses capacités et ses objectifs. « Un suivi régulier permet d’évaluer à la fois les compétences techniques et le savoir-être, deux dimensions essentielles pour réintégrer durablement le marché du travail », souligne le directeur. Pour près de 60% des participants et participantes, souvent sans CFC, il s’agit parfois de la première véritable opportunité de formation. Plus qu’un apprentissage, c’est une occasion de reprendre confiance et de se projeter à nouveau.
C’est important pour les gens de trouver du sens à ce qu’ils font ». À EFEJ, la valorisation des compétences passe par des projets concrets et utiles. Les personnes travaillent pour des communes, participent à des productions techniques dans le domaine horloger ou collaborent avec des institutions comme la Fondation Théodora, notamment sur le projet d’une veilleuse hibou développé par trois jurassiens. Au cœur de ces différentes productions, un maitre mot : la qualité. Selon Pascal Docourt, « produire du réel, du solide et du visible, c’est montrer que toutes les personnes ont du potentiel ».
Les parcours le prouvent : rien n’est figé. Parmi les belles réussites, celle d’un paléontologue marocain arrivé au Jura avec peu de perspectives dans son domaine. Grâce à une formation en CNC (commande numérique par calculateur) suivie à EFEJ, il a su rebondir. Il a dû s’accrocher, mais travaille aujourd’hui depuis plusieurs années dans une entreprise de la région. « Il fallait juste lui laisser sa chance », confirme Pascal Docourt.
EFEJ rappelle ainsi une évidence trop souvent oubliée : le chômage peut toucher tout le monde, mais il n’est pas une fin. Se former, rester actif, retrouver un rythme et du sens constituent déjà une victoire. « Ici, on ne vient pas pour stagner, mais pour repartir ».
Coralie Staecheli
Rédactrice responsable du magazine solstices