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Vivre la foi ensemble
(AOPH) vit l’œcuménisme au quotidien. Les enjeux sont nombreux quand on célèbre ensemble, mais les bénéficiaires nous rappellent qu’un partage plus large encore est nécessaire.
Appelé-e-s à dépasser les différences
Qu’on soit catholique ou réformé·e, valide ou en situation de handicap, la foi s’exprime différemment pour chacun·e. Aucune n’a plus ou moins de valeur. Nous vivons une relation unique à Dieu, et nous sommes invités à avoir confiance dans la foi de l’autre.
Chaque personne vit le recueillement ou le catéchisme différemment. Certaines émotions peuvent être vives, on peut avoir envie de rire, de partager, de prendre la parole, rester dans son coin, ou même pleurer. Mais une chose demeure : l’authenticité dans la foi. Les différences nous invitent à l’accueil inconditionnel et à dépasser nos certitudes et habitudes. Lorsqu’elles sont considérées comme un complément plutôt qu’une concurrence, elles enrichissent notre foi et la rendent plus profonde.
S’ajuster et s’adapter
Tout dans le quotidien de l’AOPH invite à s’adapter et à ajuster. Nous pourrions dire que ce sont les maîtres mots de notre quotidien. Chaque rencontre exige de s’adapter à la personne : quel langage, verbal, non-verbal, sensoriel ou silencieux, lui convient le mieux ? Quel est son âge, sa compréhension, allons-nous utiliser un langage simplifié ou élaboré ? Quelles sont les activités qui ont du sens et qui vont lui permettre d’approfondir sa relation avec Dieu et de se laisser rejoindre ?
Chaque lieu, que ce soit une église, un temple, une classe, un atelier ou un foyer, demande d’adapter nos rencontres et le matériel. De même, il est essentiel de s’ajuster à la confession des personnes, qu’il s’agisse de collègues ou de celles que nous accompagnons.
Pour y parvenir, nous privilégions le dialogue et l’écoute mutuelle, afin de mieux nous connaître entre catholiques et réformé·e·s, de découvrir la manière dont chacun et chacune vit sa foi pour éviter les malentendus et cheminer ensemble dans le respect et la bienveillance.
La différence, source de richesse
Nos rencontres nous montrent que la différence est une richesse et une source de communion, même si elle demande du temps pour prendre soin des relations. Accueillir chaque personne dans sa singularité et vivre ensemble en chrétien·ne à la suite du Christ devient ainsi un témoignage de fraternité et un espoir pour le monde.
Caroline Odiet et Daniel Chèvre
Membre de l’AOPH