Jura Pastoral

Projet Courtelary

L'avenir de l'église de Courtelary

Eclaircissement de l'abbé Patrick Rakoto

Consacrée le 17 octobre 1971 par Monseigneur Hänggi et dédiée à la Sainte Trinité, l’église de Courtelary était, jusqu’à aujourd’hui, un instrument et un lieu mis à la disposition des fidèles pour faire Eglise dans le cadre des célébrations et des différents volets de la vie paroissiale.

L’église comme bâtiment

Le bâtiment, en élément préfabriqués, a été construit avec l’aide d’Action de Carême des catholiques suisses. Au fil du temps, des formes de déficiences techniques et structurales sont apparues. Vu son volume important et l’absence d’isolation, chauffer l’édifice est toujours problématique : une grande partie de la chaleur se perd par le toit, les fenêtres et les parois, si bien que trois jours de préchauffage ne permettent pas d’atteindre une température intérieure correcte pour accueillir les fidèles et célébrer dans des conditions décentes. Depuis trois ans, une mesure de fermeture temporaire pendant la saison hivernale est appliquée. Devant la dégradation progressive de l’édifice et le système de chauffage devenu hors norme, la réfection et l’entretien se révèlent inappropriés et onéreux ; finalement, la démolition reste la solution la plus raisonnable.

Des consultations préalables des fidèles, et surtout de paroissiens   chevilles ouvrières de la construction de l’église, ont été dûment menées. Malgré les avis divergents, l’inopportunité de maintenir cet édifice est clairement ressortie. Les enjeux en lien avec le droit canonique et liturgique de l’Eglise catholique romaine en vue de la démolition d’une église et de la réaffectation ont aussi été évalués. Notons encore que des églises construites un peu partout en Suisse  sur le même modèle ont déjà été démolies.

L’Eglise comme communauté

La question de l’avenir de l’église de Courtelary a été aussi intégrée dans la réflexion globale sur l’agir pastoral au sein de l’ensemble de notre paroisse du Vallon de Saint-Imier, avec ses églises de Saint-Imier, Courtelary et Corgémont. Afin de mieux mettre en œuvre la feuille de route des Orientations pastorales, une réorganisation de la vie paroissiale à partir des deux pôles de Saint-Imier et de Corgémont se révèle désormais la plus adaptée, en raison aussi de  la diminution des forces pastorales, tant du côté des agents pastoraux que de celui des bénévoles engagés en paroisse. Actuellement, deux messes dominicales et une messe en semaine sont célébrées mensuellement à Courtelary. Les autres célébrations y sont peu nombreuses ; durant ces dix dernières années, nos registres paroissiaux font état de quatorze cérémonies de baptême, une de mariage et onze de funérailles.

Ces dernières années, la population catholique des communes de Courtelary et de Cormoret n’a également pas connu d’augmentation notoire, contrairement à Corgémont et à ses villages environnants dont la population catholique connaît une croissance progressive. Ainsi, la majorité des activités et des rencontres destinées aux paroissiens du Bas-Vallon se vit à Corgémont où il y a plus de vitalité, tant dans le domaine liturgique que dans celui de la vie paroissiale en général. Ces constatations poussent à imaginer désormais une pastorale plus cohérente et plus viable qui concentre les célébrations et les activités paroissiales à Saint-Imier et à Corgémont. Mais cette nécessité de remplacer l’actuelle église par une autre structure plus adaptée  rejoint le souhait légitime des fidèles de Courtelary et de Cormoret d’avoir, de temps à autre,  des célébrations et des occasions de rencontre dans leur village.

Vers une réaffectation du lieu

La décision de démolir l’actuelle église a été mûrement réfléchie et rejointe par un projet permettant de réaffecter le lieu tout en répondant à un besoin réel et en lui conservant également une vocation sociale et paroissiale. Outre des appartements adaptés,  une salle polyvalente permettra  d’accueillir, de temps en temps, des célébrations et d’autres événements paroissiaux. Les études sociotechniques engagées préalablement ont conduit à la conviction que le projet répond aussi à la demande potentielle et croissante de tels appartements dans le district de Courtelary.

L’équipe pastorale salue l’esprit chrétien qui porte cette initiative et invite toute la communauté à  devenir protagoniste de la réalisation de ce projet et cela, en vue de mieux faire Eglise ensemble. L’église peut être fermée ou démolie pour des raisons inéluctables, mais l’Eglise, elle,  demeure.

Abbé Patrick Rakoto

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