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Assomption à la Grotte Sainte-Colombe en présence de l’évêque Felix Gmür
70 ans au service des personnes en situation de handicap, sous le regard de Marie
En cette année 2026, les hospitaliers et hospitalières du Jura célèbrent les 70 ans de leur association. Pour marquer ce jubilé, plus de 200 personnes ont répondu présentes, le jour de l’Assomption, à la Grotte Sainte-Colombe d’Undervelier. Un lieu tout désigné pour une telle célébration : un écrin de prière où, depuis des générations, les regards se tournent vers Marie.
Au cœur de cette journée anniversaire, Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle, a présidé la messe, assisté de l’abbé Romain Gajot, aumônier de l’Association. Le théologien Samuel Paratte a accueilli l’assemblée au nom de l’Unité Sainte-Colombe.
Dans son intervention, Fabien Chèvre, président de l’Association des Hospitaliers et Hospitalières du Jura, a rendu hommage à sept décennies d’engagement bénévole. Soixante-dix années durant lesquelles des femmes et des hommes ont donné de leur temps, de leur énergie et de leur cœur pour accompagner les personnes en situation de handicap. Un engagement qui s’inscrit dans la durée et qui trouve son sens dans l’attention portée à l’autre, dans la rencontre et dans la fraternité.
« Croire en la résurrection »
Dans son homélie, Mgr Felix Gmür a salué le dévouement des Hospitaliers et Hospitalières. Il a également évoqué les beaux moments vécus cette année à Lourdes, où la présence jurassienne a une nouvelle fois témoigné de la force de cette communauté réunie autour des personnes malades et en situation de handicap. L’association, as-t-il précisé, est d’ailleurs plus ancienne que le canton du Jura.
En ce jour de l’Assomption, l’évêque a surtout invité les fidèles à redécouvrir le sens profond de la foi en la résurrection. Pour les chrétiens, la résurrection n’est pas seulement une promesse spirituelle : elle concerne la personne tout entière, corps et âme.
Et c’est précisément ce que célèbre l’Église en la fête de l’Assomption. Marie, la mère de Jésus, est élevée au ciel corps et âme. Elle devient ainsi, pour les croyants, un signe d’espérance et une promesse : la vie humaine, dans toute sa fragilité comme dans toute sa beauté, est appelée à être pleinement transformée en Dieu.
Cette réflexion prend une résonance particulière dans une société où le corps est souvent soumis à des images idéalisées et à des critères de beauté parfois inaccessibles. À l’opposé de cette quête de perfection, le message chrétien rappelle que chaque corps, chaque personne, possède une dignité qui ne dépend ni de son apparence, ni de ses capacités.
Auprès des personnes fragiles et vulnérables, Marie apparaît alors comme une présence maternelle. Elle accompagne, console et ouvre un chemin d’espérance. Elle est celle qui, au pied de la croix, demeure présente lorsque tout semble perdu. Elle est aussi celle qui accueille la promesse d’une vie nouvelle. À travers elle, le regard porté sur la fragilité humaine devient un regard de tendresse, de respect et de confiance.
Une célébration sous le regard de Marie
La présence de Marie s’est également exprimée dans les chants qui ont accompagné la célébration. La chorale de l’Unité pastorale a fait résonner plusieurs chants dédiés à la Vierge, permettant à l’assemblée de se laisser porter par la prière.
Dans la Grotte Sainte-Colombe, les voix se sont élevées vers Marie, donnant à cette messe une atmosphère particulière, à la fois recueillie, fraternelle et lumineuse. Comme à Lourdes, où tant de pèlerins viennent confier leurs joies, leurs peines et leurs espérances à la mère de Jésus, la communauté jurassienne s’est retrouvée autour d’une même confiance.