Jura Pastoral

50 ans de présence des Sœurs de St-Paul à Bienne

Discrètes, efficaces, de gris et de blanc vêtues, les Sœurs de St-Paul de Chartres sont actives dans les domaines de la santé, de l’éducation et dans la pastorale. La Communauté de Bienne fête cette année ses 50 ans d’existence. Rencontre avec sa responsable, Sr Marianne.

Les Sœurs de Saint-Paul Les Sœurs de Saint-Paul à Bienne avec de gauche à droite : Sœur Clara, Sœur Marianne et Sœur Angèle. Photo Christiane Elmer

Actives à Bienne depuis cinq décennies

La Communauté des Sœurs de St-Paul fête cette année ses 50 ans d’existence à Bienne. Mais qui sont ces religieuses et que font-elles ?

Discrètes, efficaces, de gris et blanc vêtues, les Sœurs de St-Paul de Chartres sont actives dans les domaines de la santé, de l’éducation et dans la pastorale. Cette année, la Communauté de Bienne fête ses 50 ans d’existence. « Dans les années 70 la ville de Bienne était en pleine expansion. Trois Sœurs ont eu l’occasion de venir à Bienne en tant qu’infirmières à la Clinique des Tilleuls, et Mgr Hänggi a donné son approbation à cette nouvelle implantation », explique Sr Marianne, actuelle responsable de la Communauté biennoise. En 1969, la Communauté se trouvait dans le quartier du Petit-Marais. « En 1978, on a eu l’opportunité d’acquérir une vieille maison au chemin des Vignes 41. De nombreux travaux ont dû être effectués. L’huile de coude des Sœurs a été mise à rude épreuve ! »

Trois Soeurs
Contrairement aux quatre sœurs Brontë, celles du chemin des Vignes 41 sont au nombre de trois et sont religieuses : Sr Angèle et Sr Clara, toutes deux missionnaires malgaches, et Sr Marianne, suissesse. « Sœur Angèle visite des personnes âgées, est ministre de communion et bénévole à Caritas. Elle s’occupe également des enfants de la 1re Communion et prépare les repas de Midi pour tous à St-Nicolas. Sœur Clara travaille à la Mission de langue italienne (MCLI) à Bienne. Ses études à Rome en tant que catéchiste l’aident à accomplir sa mission auprès des enfants. Elle visite les malades dans les hôpitaux, se rend auprès des personnes âgées, se charge de la préparation des familles lors de baptêmes et participe à la Table fraternelle de la MCLI. Quant à moi, de par ma formation d’infirmière, j’accompagne dans leur quotidien des personnes atteintes de diverses démences. J’aime ce que je fais et je me sens vraiment à ma place dans cet apostolat. Depuis une dizaine d’années je m’occupe de la comptabilité du District de Suisse. Dans la paroisse, je suis lectrice et ministre de communion. A Pâques, j’ai eu la joie de chanter dans la chorale de Diego Rocca et j’ai attrapé le virus du chant ! » sourit Sr Marianne.

Une responsabilité comme un don
« Il m’a été demandé d’être à l’écoute des besoins spirituels, matériels et humains de mes Sœurs. C’est ensemble que l’on discerne ce à quoi nous sommes appelées. Comment pourrait-on être davantage au service des personnes ? Quels sont les nouveaux défis à envisager ? Tout cela se vit dans la méditation, le silence et l’écoute. Nous sommes continuellement en chemin ».

Propos recueillis par Christiane Elmer

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La Congrégation des Sœurs de St-Paul

Présente sur les cinq continents, elle compte environ 4300 Sœurs en tout. En Suisse, il y a une Communauté à Porrentruy, à Boncourt, à La Chaux-de-Fonds et à Bienne. Durant ces 50 ans, une vingtaine de Sœurs ont séjourné dans la maison de Bienne.

Les Sœurs de Saint-Paul Les Sœurs de Saint-Paul en prière

Entretien avec Sœur Marianne, responsable de la Communauté des Sœurs de St-Paul, à Bienne

 

Pourquoi a-t-on implanté une Communauté des Sœurs de St-Paul à Bienne en 1969 ?
Dans les années 70 la ville de Bienne était en pleine expansion ; à cette époque, nos Communautés se trouvaient exclusivement dans le Jura. Trois Sœurs ont eu l’occasion de venir à Bienne en tant qu’infirmières à la Clinique des Tilleuls, et Mgr Hänggi a donné son approbation à cette nouvelle implantation. Actuellement, les Sœurs sont présentes dans le Jura : deux communautés à Porrentruy, une à Boncourt et puis une à La Chaux-de-Fonds et celle de Bienne. Notre Congrégation est présente dans les 5 continents. Nous sommes environ 4300 Sœurs de St-Paul de Chartres travaillant dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la pastorale.

 

Les principaux changements au fil de ces décennies ?
En 1969, la Communauté se trouvait dans le quartier du Petit-Marais et, en 1978, on a eu l’opportunité d’acquérir une vieille maison (ndlr : au chemin des Vignes 41). Beaucoup de travaux ont dû être faits et l’huile de coude des Sœurs a été mise à rude épreuve ! Et, depuis les années 90, nous avons ouvert un noviciat dans notre maison actuelle. A présent nous n’avons plus de novices. Durant ces 50 années, une vingtaine de Sœurs ont séjourné dans la maison de Bienne.

 

Et quelle est la situation actuelle, à Bienne ?
Actuellement nous sommes trois Sœurs : deux missionnaires malgaches et moi-même, suissesse. Sœur Angèle visite des personnes âgées à domicile et dans les homes. Elle est aussi ministre de communion ainsi que bénévole à Caritas. Elle s’occupe également des enfants de la 1re Communion et prépare les repas de Midi pour tous (ndlr : repas communautaires) à St-Nicolas. Sœur Clara travaille à la Mission de langue italienne à Bienne. Ses études à Rome en tant que catéchiste l’aident à accomplir sa mission auprès des enfants. Elle visite les malades dans les deux hôpitaux biennois, se rend auprès des personnes âgées dans divers homes ; est également chargée de la préparation des familles lors du baptême de leurs enfants ; et elle prépare aussi, avec d’autres personnes, des repas à la table fraternelle de la Mission italienne. De par ma formation d’infirmière, j’accompagne des personnes atteintes de diverses démences dans leur quotidien. Je dois dire que c’est assez prenant, mais je reçois tellement en retour ! J’aime ce que je fais et je me sens vraiment à ma place dans cet apostolat. Depuis une dizaine d’années je m’occupe de la comptabilité du District de Suisse. Dans la paroisse, je suis lectrice et ministre de communion. A Pâques, j’ai eu la joie de chanter dans la chorale de Diego (ndlr : Rocca) et le virus m’a contaminée ; donc je continue dans ce chœur.

 

Sœur Marianne, vous avez depuis peu une responsabilité nouvelle au sein de la Communauté…
La responsabilité de la Communauté, je la conçois avant tout comme un don. C’est une mission, un service, une disponibilité auprès de mes Sœurs. Il m’a été demandé d’être à l’écoute des besoins spirituels, matériels et humains de mes Sœurs et, aussi, ce qui est important c’est que c’est ensemble que l’on discerne ce à quoi nous sommes appelées. Comment pourrait-on être davantage au service des personnes ? Quels sont les nouveaux défis que nous devrions envisager ? Tout cela se vit dans la méditation, le silence, l’écoute ; nous sommes continuellement en chemin.

 

Qu’en est-il de la relève dans votre Congrégation ?
Dans le District de Suisse, comme dans toutes les Congrégations, c’est une moitié de Sœurs âgées. Mais dans notre Congrégation, nous avons la chance d’accueillir la moitié de Sœurs missionnaires (de Madagascar, de Guyane, du Vietnam), ce sont des Communautés multiculturelles : cela nous ouvre à d’autres horizons. Sans elles, on ne pourrait plus tenir.

Propos recueillis par Christiane Elmer

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