Jura Pastoral

Vif succès pour "Lourdes" au cinéma

Plus de 100'000 spectateurs ont déjà vu le documentaire en salle

Lourdes cinéma "Lourdes" - © Photo Mars Films

Fort de son succès, le documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai sur la cité mariale double le nombre de salles pour sa quatrième semaine d’exploitation. Ce bon résultat a été obtenu, notamment, grâce à l’importante affluence d’un public chrétien. Salué par la critique, le film «Lourdes» de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, rencontre aussi l’enthousiasme du public. En France, depuis sa sortie en salles le 8 mai, le documentaire a dépassé mardi 28 mai la barre des 100'000 spectateurs en salles. Le film devrait bientôt être projeté en Suisse. A suivre...

Naissance du projet
C'est l'une des leurs amies, Sixtine Léon-Dufour, qui a donné enve à Thierry Demaizière et Alban Teurlai de réaliser un documentaire sur le rocher de la grotte de Lourdes. Le premier se rappelle : "Elle et son mari revenaient de Lourdes comme hospitaliers et hésitaient à nous le dire par peur de nos a priori. Sixtine a fini par nous raconter ce qu’elle avait vécu là-bas : en l’écoutant, Alban et moi avons tout de suite pensé qu’il y avait là matière à un documentaire pour le cinéma". Le second précise : "À notre grande stupéfaction, aucun documentaire au cinéma n’avait été réalisé sur Lourdes. Il y a eu des fictions, de nombreux reportages télévisés sur les rues marchandes et les marchands du Temple mais rien sur les pèlerins, rien sur leur démarches : pourquoi viennent-ils ? Qu’espèrent-ils ? Que représente la Vierge pour eux ?"

Trouver les personnages
Lourdes suit une dizaine de personnages d'origines et de conditions différentes. Trouver autant de témoins acceptant de se confier devant la caméra a été très dificile. Alban Teurlai se rappelle : "Cela a nécessité un énorme travail : huit mois et trois enquêtrices qui ont appelé tous les diocèses. Nous voulions trouver des destins qui ont une valeur universelle, aborder tous les milieux et suivre des pèlerinages très divers : travestis du bois de Boulogne, militaires, gitans etc… Et puis il y a eu des hasards incroyables, comme Jean D’Artigues, cet ancien chef d’entreprise atteint de la maladie de Charcot. C’est le témoin que nous cherchions, un homme transcendé par la maladie qui aborde sereinement l’idée de la mort."

Tournage long
Le tournage de Lourdes a duré presque un an. Les premiers jours, Thierry Demaizière et Alban Teurlai étaient "effarés" selon leur propre terme. Il expliquent pour quelle raison : "Lourdes, c’est une organisation militaire, avec des milliers de personnes et des horaires millimétrés – première messe à cinq heures, visite de la grotte à treize, nouvelle messe à quatorze, puis quartier libre pour acheter la gourde ; ensuite, rendez-vous à la fontaine… Nous étions face à un flot continu, une gigantesque machine à laver. On a tourné des heures et des heures de messes et de processions. À l’arrivée, nous avions deux cent cinquante heures de rushes."

Pas un film sur la religion
Pour Thierry Demaizière et Alban Teurlai, respectivement agnostique et athé, Lourdes n'est pas un film sur la religion. Ils confient : "Ce qui se passe là-bas dépasse une quelconque démarche de foi. Pour reprendre une phrase de Jean-Claude Guillebaud dans un article publié dans « La Vie », « On peut (y) mettre de côté ses croyances, qui relèvent de l’ordre privé, et déceler en ce lieu un « quelque chose » de bouleversant ». C’est ce « quelque chose » qui nous intriguait. On avait l’intuition que Lourdes devait être un creuset d’humanité et qu’il devait s’y passer « quelque chose » d’un peu dingue sur la condition humaine ; « quelque chose » qui dépassait même la foi et qui interrogeait notre rapport à la souffrance et à la mort."

Allociné

  Thierry Demaizière et Alban Teurlai se sont immergés pendant dix mois dans la cité mariale pour réaliser « Lourdes », en salles mercredi 8 mai.  Eux-mêmes non croyants, ils disent combien ils ont été touchés par l’humanité des personnages qu’ils ont rencontrés et par le caractère unique de ce lieu où chacun peut se montrer tel qu’il est, malade ou handicapé. Thierry Demaizière et Alban Teurlai se sont immergés pendant dix mois dans la cité mariale pour réaliser « Lourdes ». Eux-mêmes non croyants, ils disent combien ils ont été touchés par l’humanité des personnages qu’ils ont rencontrés et par le caractère unique de ce lieu où chacun peut se montrer tel qu’il est, malade ou handicapé. © Photo Mars Films

Bientôt à l'affiche en Suisse

Lourdes cinéma "Lourdes" - © Photo Mars Films

Le rocher de la grotte de Lourdes est caressé par des dizaines de millions de personnes qui y ont laissé l’empreinte de leurs rêves, leurs attentes, leurs espoirs et leurs peines. A Lourdes convergent toutes les fragilités, toutes les pauvretés. Le sanctuaire est un refuge pour les pèlerins qui se mettent à nu, au propre – dans les piscines où ils se plongent dévêtus – comme au figuré – dans ce rapport direct, presque charnel à la Vierge.

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