Jura Pastoral

13ème dimanche ordinaire

Pierre Peinture de Berna

Prière personnelle ou en famille à domicile

A préparer : une bougie allumée, une croix, la Bible, des fleurs
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
 
Introduction
Ce dimanche, nous anticipons la fête des apôtres Pierre et Paul célébrée
le 29 juin. Par leur intercession, demandons au Seigneur de grandir
dans la foi et l’amour, unis à notre pape François et aux évêques
qui sont les successeurs des apôtres. Appelons sur
nous la miséricorde et le pardon de Dieu.
 
Silence
Seigneur, prends pitié.
O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.
Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle. Amen.
 
Acclamation : « Alléluia »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16, 13-19
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :« Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont
révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es
Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne
l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu
auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
 
Méditation
La question posée aux disciples nous est posée aujourd’hui :
« Pour vous qui suis-je ? ». Quelle est notre réponse ? Jésus est-il pour moi,
pour nous le Fils de Dieu fait homme, le Sauveur du monde et notre Sauveur ?
Le Seigneur bâtit son Eglise sur la foi des apôtres. Peut-il compter sur moi,
sur nous pour continuer à construire l’Eglise, afin qu’elle vive de plus en plus
fidèlement la mission reçue de Lui : annoncer l’Evangile à toutes et à tous ?
 
Temps de silence…
 
Profession de foi
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel
et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été
conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième
jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu
le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en
l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints,
à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.
Amen.
 
Prière
Seigneur, veille sur ton Eglise fondée sur la foi des apôtres, guide
le pape François et les évêques qui ont pour mission de conduire ton peuple.
Fais grandir la foi des baptisés et donne-leur l’audace de vivre et d’annoncer
l’Evangile. Fortifie la communion au sein des communautés de
nos Unités pastorales et de
tous ceux et celles qui s’y engagent.
Prends soin des enfants, des femmes et des hommes qui doutent,
qui cherchent un sens à leur vie. Soulage le fardeau de nos frères et soeurs
qui souffrent et fortifie leur espérance.
Accompagne toutes les personnes qui se confient à notre prière en ce moment.
 
Notre Père…
Dieu notre Père, le témoignage des apôtres Pierre et Paul ouvre ton Eglise
à tous les peuples, et la fermeté de leur foi nous unit en un seul corps.
Souviens-toi de leur prière et de leur souci pour toutes les Eglises,
et conduis-nous jusqu’à la plénitude du Corps du Christ, Lui qui règne
avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
 
Bénédiction
Que la bénédiction de Dieu tout-puissant, le Père, le Fils et le
Saint-Esprit descende sur nous et y demeure à jamais. Amen.
 
 Prière du Je vous salue Marie

De la mort à la vie ordinaire

Commentaire des lectures bibliques (2 R 4,8…16  ; Ps 88 ; Rm 6, 3-4.8-11 et Mt 10, 37-42) par le père Marcel Domergue, jésuite.

Dans la lecture tirée du livre des Rois et dans le texte de Paul, nous retrouvons un schéma classique, mais que nous avons beaucoup de mal à intégrer. Cela commence par la mort, cela ne signifie pas que «au commencement il y a la mort», mais que nous nous trouvons, quand le Christ vient nous rencontrer, dans la situation d'êtres promis à la mort. Tel est le cas de la Sunamite et de son mari, trop âgés pour espérer une descendance. Paul, en Romains 4,19, parlera d'Abraham qui se trouve dans la même situation, dans «son corps déjà mort». La suite de la 1re lecture nous montre Élisée ramenant à la vie l'enfant du miracle, mort lui aussi. Telle est la deuxième phase du schéma : l'intervention du prophète dans la 1re lecture, celle du Christ dans la 2e ramènent la vie là ou régnait la mort. Paul écrit : «Si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.» Le Christ nous a rejoints dans notre mort pour que nous puissions le rejoindre dans sa vie. Nous qui rencontrons la mort, qui trouvons-nous à nous attendre là ? Le Christ. C'est ce que Jésus dit dans notre évangile : il nous invite à prendre la croix, une croix qu'il a faite sienne ; et à perdre notre vie.Pas n'importe comment : d'autres textes nous parlent de perdre notre vie en la donnant aux autres, et c'est ainsi que nous pouvons la sauver.D'où l'opposition entre garder sa vie « pour soi » et la perdre « à cause de lui ».

L'accueil

La première lecture et la seconde partie de notre évangile insistent sur l'accueil. Les deux miracles d'Élisée (la première naissance et la seconde - hors lecture - qui est résurrection) sont en quelque sorte des remerciements pour l'accueil reçu par le prophète. Mais en l'accueillant, lui que la Sunamite appelle « homme de Dieu », n'est-ce pas Dieu lui-même, le Dieu de la vie, que ce couple accueille ? Jésus dit bien : « Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille celui qui m'a envoyé. » Nous voici en présence de la logique de la médiation. Au commencement, Dieu crée par sa Parole, qui est en quelque sorte lui-même hors de luimême. En effet nous avons appris que Dieu est en lui-même altérité, échange, autre manière de dire qu'il est amour. On peut même dire que Dieu est don et accueil, si bien que tout accueil vrai entre nous est déjà présence de Dieu. On peut se demander pourquoi Dieu ne nous rejoint pas directement mais toujours « par ». Par le Christ, par tous les autres que le Christ récapitule. De même la présence du Christ lui-même nous rejoint par « les plus petits ». On se souvient du « c'est à moi que vous l'avez fait » de Matthieu 25,40. C'est qu'une communion directe laisserait de côté tous les autres et toute la création. Dieu nous aime par le don des minéraux, des végétaux, des animaux et de tous nos frères humains. Notre amour pour lui prend le même chemin. Ainsi s'instaure un univers de communion, oeuvre et image de celui qui est l'amour.

La récompense

Beaucoup seront surpris d'entendre Jésus parler de récompense. Allons-nous retomber dans la perspective désespérante du salut par les « mérites », que nous avons critiquée dans le commentaire du 10e dimanche ? Croix d'honneur, croix du mérite ? Il est vrai que certains textes pourraient nous le faire croire. Ce sont des textes qui signalent une étape sur le chemin de la révélation, de la vérité totale vers laquelle nous guide l'Esprit (Jean 16,13). Plutôt qu'à une distribution des prix, pensons à une compensation. Expliquons-nous. Pas plus que le reste de la Loi, le talion n'est aboli. Mais cette exigence d'équivalence se vit autrement, à un autre niveau. Pas d'amour sans justice.Celui qui donne gratuitement ne serait- ce qu'un verre d'eau introduit dans l'univers un déséquilibre, un vide qui demande à être comblé, « compensé ». De même, et plus encore, le pardon, qui est le don suprême et défie la justice qui réclame une juste rétribution. Images et ressemblance de l'amour, nous sommes invités à donner sans compter et sans espoir de retour. Dans le Sermon sur la montagne, nous apprenons que Dieu ne supporte pas ce déséquilibre et que le Père compensera (Matthieu 6,3 ;6 ;18). Nous apprenons en outre que la valeur du don que nous faisons ne se mesure pas à la qualité de ce qui est donné mais à la qualité du destinataire. C'est que tout don fait à d'autres humains est en définitive fait à Dieu lui-même. « C'est à moi que vous l'avez fait ». La récompense est toujours Dieu lui-même.

               Père Marcel Domergue, jésuite

Agenda et messes

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