Jura Pastoral

Evangile de dimanche: «C’est bien moi!»

Texte de l'abbé Bernard Miserez

Ils auront du mal, ces disciples, à s’ouvrir à l’inimaginable. L’impossible les a saisis, déroutés même. Pourtant, ils savaient. Ils n’ignoraient pas ce que Jésus leur avait annoncé à plusieurs reprises. «Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour.»

Mais, nous le savons, nous aussi. Entre la foi apprise et l’expérience vécue, il y a parfois une immense abîme. Nous proclamons notre foi tous les dimanches sans que cela nous presse à rendre compte de ce que nous croyons. Et si nous partagions, une fois, ce que la foi dans le Christ Vivant nous donne de vivre? Quelle expérience faisons-nous de la Résurrection du Christ dans notre vie personnelle?

Croire à la Résurrection ne se réduit pas à une formule apprise dans notre enfance. Il y a un passage incontournable pour entrer dans le mystère pascal. Les disciples, apeurés, hésitent devant Jésus ressuscité. Emmurés dans leurs souvenirs, nostalgiques sans doute du passé, les voilà face à Celui qu’ils ont suivi. Il est le même, il porte les traces de la Passion, il vit, par-delà la mort, en livrant autrement l’Infini de Son Amour inlassable. Devant un tel Amour, si fort, n’y a-t-il pas de quoi être saisi de frayeur et de crainte?

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