Jura Pastoral

Le pape déplore ces communautés où règne «un enfer de jalousies»

Le pape François a regretté les «luttes de pouvoir» dans certaines communautés | © Mazur/catholicnews.org.uk Le pape François a regretté les «luttes de pouvoir» dans certaines communautés | © Mazur/catholicnews.org.uk

le pape François a fustigé – sans les nommer – ces communautés religieuses où «l’amour manque» et qui deviennent alors «un véritable enfer». Il a aussi donné une définition du disciple missionnaire qui n’est pas «celui qui fait du prosélytisme», mais celui qui vit au quotidien les Béatitudes.

«Tant de fois nous trouvons des communautés religieuses qui sont un véritable enfer, un enfer de jalousies, de luttes de pouvoir… Et où est l’amour? C’est curieux, ces communautés religieuses ont des règles, un système de vie… Mais il manque l’amour». Le pape François n’a pas mâché ses mots en recevant les disciples de saint Daniel Comboni, cet Italien qui lança au XIXe siècle une œuvre pour évangéliser l’Afrique centrale. Devant eux, il a toutefois précisé qu’il parlait en général et qu’il ne visait pas une communauté en particulier.

Le pontife de 85 ans s’est étonné du fait qu’une des pires tentations dans la vie religieuse soit celle de l’auto-référencement. Il s’agit pour lui d’une «spiritualité du miroir» qui consiste à ne pas pouvoir sortir de soi-même et à revenir finalement toujours à son cœur malade. Il a alors souligné avec une pointe d’humour: «Nous avons tous un cœur malade et la grâce de Dieu nous sauve. Mais sans la grâce de Dieu: tout le monde ‘kaput’!».

Le missionnaire n’est pas celui qui fait du prosélytisme

Pour le pape, toutes les initiatives et les programmes ne valent rien «si nous ne sommes pas en [Dieu], et si son Esprit ne passe pas à travers nous». Et de proposer cette définition du bon missionnaire: «[Il] est le disciple qui est tellement uni à son Maître et Seigneur, que ses mains, son esprit, son cœur sont des ‘canaux’ de l’amour du Christ».

Dès lors, le missionnaire n’est pas celui qui fait du prosélytisme. «Car le ‘fruit’ qu’il attend de ses amis n’est autre que l’amour, son amour, celui qui vient du Père et qu’il nous donne avec l’Esprit Saint». Il a plaidé pour un style d’évangélisation «joyeux, doux, courageux, patient, plein de miséricorde, affamé et assoiffé de justice, pacifique». En résumé, «le style des Béatitudes». (cath.ch/imedia/hl/rz)

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